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l'endurance

l'endurance
On commence par 20 ou 30 Kms avec vitesse limitée (entre 10 et 12 km/h obligatoirement) pour apprendre qu'arriver vite n'est pas forcément arriver bien.
Le niveau de fatigue du cheval est déterminé par la hauteur de son rythme cardiaque.
Celui qui gagne n'est donc pas nécessairement celui qui est arrivé le plus vite (dans la limite de vitesse imposée), mais celui qui est allé le plus vite en fatiguant le moins son cheval.


L'entraînement de son cheval est tout un long programme. L'entraîner, c'est lui donner les moyens de mieux faire, lui permettre d'acquérir la condition physique d'un athlète de haut niveau, se donner les moyens d'être au rendez-vous des palmarès. Il faut apprendre à le connaître et savoir aller toujours un peu plus loin, un peu plus avant, l'amener à se dépasser sans cesse mais ne jamais franchir la limite qui le mettrait en danger. De nombreuses années de formation du cavalier et du cheval seront nécessaires. Vous ne trouverez pas un seul cavalier qui ne s'y sente toujours et qui songerait à s'en plaindre.

L'endurance est un sport fabuleux à condition de savoir persévérer dans l'apprentissage et de ne pas vouloir tout tout de suite. S'aventurer sur les distances pratiquées en endurance avec un cheval « sortant du pré » et non préparé, serait le faire inutilement souffrir et très certainement mourir ; ne vous y risquez jamais !



LA PROTECTION DU CHEVAL


Vous l'aurez aussi compris, il n'est pas question de faire parcourir à son cheval des dizaines de kilomètres en plein galop sans arrêt d'un bout à l'autre du parcours. Cela serait aussi criminel qu'impossible.

Quelque soit le niveau de compétition, les chevaux sont arrêtés tous les 20 à 30 kms. Là, un contrôle vétérinaire aussi complet que possible a lieu. Le rythme cardiaque du cheval est pris et ne doit pas dépasser des valeurs fixées règlementairement.

Sur les compétitions à vitesse non limitée (dite libre), lorsque le cavalier passe les lignes d'arrivée des étapes intermédiaires, le temps de course n'est pas arrêté. Il ne le sera qu'à l'entrée de l'aire de contrôle vétérinaire (appelée « vet-gate »). Pour ce faire, un temps limité est imposé.
Ainsi, le critère numéro un de l'endurance : respect de la santé du cheval dans la compétition.

Celui qui demande trop à son cheval sur la piste (on dit qu'il « gère » mal) mettra plus de temps à « rentrer » dans l'ère de contrôle vétérinaire que celui qui a su « gérer » correctement l'effort. Ainsi, le plus rapide sur la piste n'est pas nécessairement le plus rapide à « rentrer » dans l'aire de contrôle et à arrêter ainsi le chronomètre. Si de grands changements se font sur la piste, des bouleversements importants s'observent aussi entre le passage de la ligne d'arrivée et l'entrée dans l'aire de contrôle.

Le contrôle vétérinaire est un examen approfondi de l'état de santé du cheval. Il se termine par un contrôle des allures. Tout cheval présentant des faiblesses ou une fatigue prononcée est arrêté et le cavalier non classé.

Si le cheval va bien, une période de repos obligatoire de 40 à 50 minutes est observée avant le départ de l'étape suivante. Cette période est notamment mise à profit pour restaurer le cheval.

Sur les épreuves à vitesse non limitée, des examens complémentaires ont lieu avant la dernière étape (et, en cas de doute, au départ de toute autre, selon besoin). C'est alors seulement que le concurrent est autorisé à repartir.


# Posté le samedi 10 mai 2008 07:31

Modifié le samedi 28 mars 2009 19:14

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